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Socrate et l'esclave paresseux

Niveau B2 · 354 mots

Socrate et l'esclave paresseux

Il était une fois, dans un village ensoleillé de la mer Égée qui s'étendait à l'ombre des oliviers, vivait Socrate, connu pour sa sagesse. Auprès de cet homme intelligent vivait un esclave qui le servait, extrêmement paresseux et indifférent. Le jeune esclave s'allongeait à l'ombre toute la journée, ne faisait aucun travail à temps et rouspétait sans arrêt. Les gens du village ne comprenaient pas comment ce maître sage supportait un homme aussi inutile. Pourtant, le sage ne se fâchait jamais contre son esclave ; il s'approchait toujours de lui avec un sourire calme et attendait avec patience. Par une chaude journée d'été, le sage décida de partir pour un long voyage et emmena son esclave paresseux. Le jeune homme, encore tout au début du chemin, marchait à pas lourds et commença à se plaindre sans cesse de son état.

Prétendant qu'il était fatigué de porter les sacs, il voulait faire une pause sous chaque arbre. Un marchand curieux qui passait sur la route s'arrêta, s'approcha du sage et demanda avec étonnement : « Pourquoi supportes-tu cet homme inutile et te fatigues-tu autant ? » « Ne serait-il pas plus facile pour toi de le renvoyer et de trouver à sa place un serviteur travailleur et rapide ? » Le maître sage s'assit à l'ombre de l'olivier au bord du chemin et répondit calmement : « Les cavaliers choisissent les chevaux les plus rétifs afin de devenir maîtres même devant l'obstacle le plus difficile. » « Si j'apprends à vivre avec cet homme grincheux, je m'entendrai facilement avec tous les gens du monde. »

Le marchand, ne sachant que dire devant ces paroles profondes, continua son chemin en silence. L'esclave paresseux, assis sous l'arbre, ressentit une profonde honte en entendant ces paroles de son maître. Comprendre que son maître le voyait non comme une punition, mais comme une épreuve de patience blessa sa fierté. Dès cet instant, il se redressa aussitôt, chargea les lourds fardeaux sur son dos et ne se plaignit plus jamais. Le sage, quant à lui, poursuivit son chemin en souriant et observa avec fierté le changement de son esclave. La vraie patience est l'art de garder la tolérance même envers les personnes les plus difficiles. Même si la patience est une racine amère, son fruit est toujours doux.