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Le vieux père et le fils indigne

Niveau C1 · 396 mots

Le vieux père et le fils indigne

Il y a très longtemps, dans une paisible bourgade enlacée par d'épaisses forêts, vivait un vieillard aux cheveux blancs et compatissant. Pendant des années, il n'avait jamais hésité à dépenser la fortune qu'il avait gagnée par un dur travail pour l'avenir de son fils unique. Mais le fils, qui grandit et se maria, devint de jour en jour plus froid envers son père lorsqu'il devint avec le temps le propriétaire du bien. Le vieil homme, qui avait cédé sa fortune à son enfant, était malheureusement devenu un étranger dans sa propre maison. Poussé dans le coin le plus sombre de la maison, ce vieillard courbé versait des larmes en silence chaque nuit. Un soir d'hiver, tandis que le vent glacial forçait les fenêtres en bois, le vieil homme tremblait de froid. Ses vieux vêtements étaient usés, et le gel qui le transperçait jusqu'aux os l'avait rendu tout à fait faible.

D'une voix tremblante, il appela son fils: "Mon fils, me donnes-tu une couverture chaude pour couvrir mon dos glacé?" Le fils déloyal, considérant cette innocente demande de son père comme un fardeau, ordonna à son jeune enfant d'apporter une couverture. "Va, prends la vieille couverture du cheval dans l'étable et donne-la à ton grand-père", dit-il en tournant le dos. Le petit enfant coupa exactement en deux, par le milieu, la couverture qu'il avait rapportée du sombre débarras où il était entré. Voyant que son fils avait coupé la couverture, l'homme cria avec fureur: "Que fais-tu, pourquoi as-tu abîmé cette immense couverture?" Le regard profond dans les yeux de l'enfant résista avec courage à la dure colère de son père. Le petit enfant couvrit avec amour les épaules de son grand-père avec la moitié qu'il tenait dans sa main.

Puis, se tournant vers son père, il dit: "Je garde l'autre moitié de la couverture, père." L'homme étonné demanda avec curiosité: "Pourquoi la gardes-tu, à quoi te servira cette moitié?" Le petit-fils donna cette réponse qui tomba comme une gifle: "Quand tu vieilliras et deviendras faible, moi aussi je te couvrirai avec cette moitié." Ces paroles tombèrent comme un éclair dans le cœur du fils déloyal, et de honte pour ce qu'il avait fait il tomba à genoux. Le fils, qui comprit son erreur, se jeta en larmes sur les mains de son père et demanda pardon. Les enfants recevront à l'avenir de leurs propres enfants autant de respect qu'ils en montrent à leur mère et à leur père. On récolte ce que l'on sème.