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Le temps de l'occasion

Niveau B2 · 396 mots

Le temps de l'occasion

Il était une fois, au bord d'une vieille forêt où coulaient des eaux fraîches, vivait Eren, l'apprenti menuisier. Eren sculptait de merveilleux jouets dans le bois, mais chaque fois qu'il commençait un grand ouvrage, il le remettait sans cesse. Le vieux maître du village lui rappelait toujours qu'il devait connaître la valeur du temps. Dans les profondeurs de la forêt vivait un mystérieux Oiseau de l'Occasion qui ne se montrait qu'aux courageux et aux rapides. Cet oiseau magique avait devant la tête de longues plumes couleur d'argent, et derrière, une tête chauve lisse. Par une chaude journée d'été, Eren entendit qu'un marchand habile était venu en ville et cherchait un jouet merveilleux. Celui qui ferait ce jouet spécial que le marchand présenterait au palais gagnerait une grande récompense.

Au lieu de se mettre tout de suite à l'ouvrage, Eren s'allongea à l'ombre d'un arbre en disant : « Il y a encore du temps, laisse-moi d'abord me reposer un peu. » À ce moment, cet Oiseau de l'Occasion unique, qui volait en répandant des lumières étincelantes entre les branches, glissa soudain vers le bas. L'oiseau se posa sur une branche basse juste devant Eren et parla d'une voix profonde. « Si tu veux m'attraper, tu dois saisir tout de suite les plumes d'argent devant moi », dit-il. Eren resta indécis et pensa : « Je les saisirai dans un instant, tu es ici de toute façon. » L'oiseau se retourna sans attendre du tout et s'éleva vite vers le ciel. Eren bondit de sa place avec émotion et tendit la main derrière l'oiseau, mais il toucha sa tête chauve et glissa.

Le jeune apprenti, qui était en retard, ne trouva pas une seule plume à saisir derrière l'oiseau. Pendant que l'Oiseau de l'Occasion battait ses ailes d'argent et disparaissait dans le bleu, Eren éprouva un grand regret. À cet instant il comprit par une amère expérience que le temps et les occasions qui se présentent n'attendent jamais. Avant que le marchand ne quitte la petite ville, il courut à son atelier pour finir le jouet à moitié fait qu'il avait en main. En travaillant toute la nuit sans s'arrêter, il réussit à sculpter le plus bel oiseau de bois de sa vie. Le lendemain matin il porta le jouet au marchand à temps et gagna grâce à son effort la récompense qu'il méritait. Ceux qui agissent sans hésiter quand la chance frappe à la porte atteignent leurs rêves. Il faut battre le fer pendant qu'il est chaud.