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Le poète et les rois

Niveau B2 · 375 mots

Le poète et les rois

Il était une fois, dans une ancienne ville de la côte où soufflaient des vents qui sentaient la mer, un poète talentueux nommé Simonide. Ses vers se répandaient d'oreille en oreille et soufflaient une paix fine dans l'âme de ceux qui écoutaient. Un jour, le roi orgueilleux de la ville invita le poète dans son palais pour qu'il écrive un magnifique poème de louange en son honneur. Dans la grande salle éclairée par des lanternes d'or, le poète toucha le papier avec sa plume et composa une œuvre unique. Mais dans ce poème profond, il avait loué avec des mots sublimes non seulement le roi, mais aussi les dieux jumeaux protecteurs. Quand vint le jour du grand banquet, le poète lut son poème à voix haute devant le peuple du palais. Cette œuvre, achevée avec des mélodies enchanteresses, émerveilla tout le monde dans la salle.

Mais quand le roi cupide vit que la moitié de la louange était consacrée aux dieux, il fronça les sourcils. Il tendit au poète seulement la moitié de l'or qu'il lui avait promis et parla d'une voix froide. « Tu as consacré la moitié de ton poème à moi et la moitié aux dieux jumeaux », dit-il avec orgueil. « C'est pourquoi prends de moi la moitié de l'or, et va demander le reste aux dieux que tu as loués. » Devant ce comportement sans respect, le poète garda son silence et baissa la tête d'un air humble. Pendant que le banquet continuait avec des éclats de rire, un serviteur s'approcha du poète avec émotion. Il apporta la nouvelle que deux jeunes étrangers qui attendaient à cheval à la porte l'appelaient d'urgence.

Plein de curiosité, le poète quitta la salle magnifique et sortit dans le jardin frais du palais. Dès qu'il posa le pied dehors, il remarqua avec un grand étonnement qu'il n'y avait personne autour. À cet instant même un bruit terrible éclata derrière lui et le plafond de l'immense palais s'effondra avec un grand fracas. Pendant que le roi orgueilleux et ses invités sans pitié restaient sous les ruines, le poète fut sauvé d'une manière miraculeuse. Le poète comprit que ces jeunes gens mystérieux qui l'avaient appelé dehors étaient les dieux jumeaux dont il avait écrit la louange. Le vrai travail et l'humilité sont toujours plus précieux que la couronne des rois orgueilleux. L'oiseau qui vole trop haut a son nid en bas.