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Le paysan et le serpent

Niveau B1 · 197 mots

Le paysan et le serpent

Marchant dans son champ par une glaciale journée d'hiver, un compatissant paysan trouva un serpent sur le point de geler au bord du chemin. Prenant pitié du serpent, le paysan le ramassa et le plaça sur sa poitrine sous son manteau pour le réchauffer. Ranimé et réchauffé par la chaleur corporelle du paysan, le serpent suivit sa nature et mordit le paysan d'un coup mortel. Alors que le venin se propageait rapidement dans le corps du paysan, l'homme compatissant tomba au sol en rendant son dernier soupir.

Le paysan mourut avec regret en disant: "Je paye de ma vie d'avoir eu pitié d'une créature ingrate dont la nature est mauvaise." Les êtres ingrats dont la nature est mauvaise répondent même aux grands bienfaits par le mal. La pitié envers des créatures malveillantes prépare la ruine de celui qui montre de la pitié. Il n'est pas sage de faire preuve de pitié envers un être venimeux par nature.

On ne fait pas de bien à une créature ingrate. Nourris un corbeau, il te crèvera les yeux. La pitié engendre le malheur. L'amitié du venimeux empoisonne.

On ne fait pas confiance à qui ne peut changer sa nature. La récompense de l'ingrat est le mal. La pitié pour le méchant est cruauté pour le bon.