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Le loup et la colombe qui ramassait des brindilles

Niveau C2 · 370 mots

Le loup et la colombe qui ramassait des brindilles

Il était une fois, au bord d'une vieille forêt où coulaient des eaux fraîches, vivaient une colombe sage et un loup orgueilleux. La colombe ramassait tendrement des brindilles et des broussailles pour bâtir un nid solide pour le dur hiver qui approchait. Le loup, qui rôdait dans un coin caché de la forêt, regardait cet effort fiévreux avec des yeux méprisants. Le loup, qui se fiait beaucoup à sa propre force musculaire et à sa grandeur, s'approcha du tout petit oiseau d'un air arrogant. Le vent murmurant de la forêt chuchotait une prophétie silencieuse annonçant que deux natures différentes se rencontreraient. "Hé, petit oiseau, crois-tu pouvoir passer l'hiver avec ces brindilles chétives ?" gronda le loup. La colombe battit gracieusement des ailes et dit : "Chaque petite branche ramassée avec patience devient un grand bouclier dans la tempête."

Le loup arrogant proposa : "Viens, faisons une course ; celui qui ramassera plus de bois avant le soir, qu'il gagne." La colombe accepta en silence ce défi inégal et continua de ramasser des brindilles en glissant de branche en branche. Le loup, quant à lui, pour se vanter, essaya de soulever d'énormes troncs d'arbre d'un seul coup. Écrasé sous les lourds troncs, le loup fut bientôt trempé de sueur et tomba épuisé. La colombe habile, quant à elle, sans se décourager, porta des branches légères et solides à pas rapides et acheva son nid. Le loup, rendu fou par son ambition, jeta son oeil sur le travail de la colombe pour couvrir son propre échec. "Puisque tu en as ramassé plus, alors ton nid et mon repas seront toi !" rugit-il.

Au moment où le loup furieux se jeta sur le nid, les brindilles pointues tissées avec maîtrise s'écroulèrent sur lui comme un piège. D'un mouvement rapide, la colombe s'envola vers une haute branche de chêne et se mit en sécurité. Coincé sous les lourds troncs et les branches piquantes, le loup se mit à se débattre sans espoir à cause de son propre orgueil. Grâce à son intelligence et à sa persévérance, la colombe échappa au danger et accueillit la saison de l'hiver en paix dans son nid abrité. Le loup, quant à lui, qui payait le prix de son égoïsme et de sa ruse, resta tout seul dans le froid glacial. Tout travail tissé avec effort et avec intelligence surmonte toujours la force brute et la ruse. Tel est pris qui croyait prendre.