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Le coq et le renard

Niveau B2 · 353 mots

Le coq et le renard

Il était une fois, dans les vergers au-delà des vallées bien vertes, un beau coq qui vivait en paix. Chaque matin, au lever du soleil, ce coq réveillait joyeusement tous les habitants de la forêt par ses cris. Un renard rusé qui vivait dans les coins cachés de la forêt poursuivait cet oiseau depuis longtemps. Chaque jour, le renard rusé se cachait derrière les arbres et attendait patiemment un moment d'inattention du coq. Même les jours où le vent soufflait doucement, il ne renonçait jamais à guetter une occasion de saisir sa proie. Par une douce matinée d'automne, le coq orgueilleux cherchait des graines sur une barrière basse.

Le renard, qui bondit soudain hors des buissons, saisit le coq entre ses dents pointues d'un mouvement agile. Le coq se débattait de toutes ses forces et, tandis qu'il était traîné dans la gueule du renard, il conçut aussitôt un plan de fuite. Juste à ce moment, les villageois des environs se mirent à courir derrière le renard avec des bâtons à la main et à crier. Le coq se pencha vers l'oreille du renard et murmura d'une voix calme et persuasive. « Écoute, mon ami, ces villageois crient derrière nous parce qu'ils envient ta proie. » « Retourne-toi et crie-leur que ce coq est désormais à toi et qu'ils s'occupent de leurs propres affaires ! »

Le renard aima beaucoup cette idée du coq qui semblait si intelligente, et il se remplit d'orgueil. Au moment où le renard rusé ouvrit grand la gueule pour appeler les villageois, le coq saisit aussitôt l'occasion. Le coq, échappé de la gueule, battit vivement des ailes et se posa sur la branche d'un grand platane voisin. Pendant que le renard comprenait sa grande faute et levait les yeux avec regret, le coq se mit à chanter joyeusement sur la branche sûre. L'oiseau intelligent, qui avait usé de son esprit et de son courage, avait vaincu le renard rusé qui voulait le chasser. Le renard, lui, dut s'éloigner en silence vers les profondeurs de la forêt, le ventre vide et le visage honteux. Ceux qui gardent leur calme devant les situations difficiles et se servent de leur esprit échappent facilement même aux plus grands dangers. Le regret tardif ne sert à rien.