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Le cerf, le hérisson et le sanglier

Niveau C1 · 359 mots

Le cerf, le hérisson et le sanglier

Il était une fois, au fond d'une forêt ancienne où murmuraient des sources abondantes, vivaient trois amis différents. Un cerf fier de ses cornes magnifiques, un sanglier dur aux dents pointues et un petit hérisson partageaient cette terre ombragée. Tandis que le cerf se vantait de sa grâce et de sa vitesse, le sanglier se glorifiait à chaque occasion de sa force inépuisable. Le hérisson sage, qui vivait tranquillement, regardait leur orgueil en silence et attendait que le bon moment arrive. Tandis que les vents d'automne emportaient les feuilles, une grande dispute s'enflamma au milieu de la forêt sur celui qui était supérieur. Le cerf tint la tête haute avec fierté et prétendit qu'il était l'être le plus magnifique de cette forêt riche.

Le sanglier, écumant de colère, mit en avant sa force destructrice, capable d'arracher même les racines les plus épaisses des arbres. Comme la tension entre les deux montait de plus en plus, le gentil hérisson intervint et proposa une course astucieuse. Le hérisson proposa de déclarer le plus habile de la forêt celui qui franchirait le premier le sentier étroit couvert de buissons épais. Les rivaux acceptèrent cette offre avec des regards méprisants et se mirent aussitôt en route vers la ligne d'arrivée. Le cerf s'élança avec ses cornes splendides, mais il se prit dans les enchevêtrements de branches et resta immobile sans recours. Le sanglier, en essayant de fendre les buissons avec son corps énorme, s'emmêla dans des lianes dures et épineuses.

La majesté et la force brute ne servaient à rien aux deux créatures géantes dans ce labyrinthe difficile. Le petit hérisson, lui, se glissa avec son corps recourbé par les espaces étroits sous les buissons et avança à son aise. Tandis que les rivaux se débattaient dans le désespoir, leur ami minuscule avait depuis longtemps atteint le point d'arrivée. Le hérisson salua le cerf et le sanglier, qui sortaient des buissons avec honte, et sourit d'un doux sourire. Les créatures géantes et vantardes comprirent que la force brute et l'apparence extérieure ne suffisent pas à surmonter chaque obstacle. À partir de ce jour, les animaux laissèrent de côté leur orgueil et respectèrent toujours la sagesse du hérisson modeste. L'esprit et la prudence sont toujours supérieurs à la force brute et à la vanité vide. Si haut que pousse l'arbre, il n'atteint pas le ciel.