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L'oiseleur, la perdrix et le coq

Niveau B1 · 312 mots

L'oiseleur, la perdrix et le coq

Il y a très longtemps, un vieil oiseleur habitait au bord d'une forêt ancienne où coulaient des eaux fraîches. Dans le petit jardin de cet homme vivaient ensemble une gentille perdrix et un coq fier. La perdrix chantait doucement dans sa cage, et le coq réveillait tout le monde le matin avec ses cris puissants. Un jour, en fin d'après-midi, un hôte important est arrivé chez l'oiseleur par une route lointaine. Le vieil oiseleur est allé tout de suite à la cuisine pour préparer un bon dîner à son invité. Comme il ne restait plus de viande à la maison, il s'est approché sans bruit de la perdrix en cage.

La perdrix a compris cela et, tremblante de peur, elle a commencé aussitôt à supplier le vieil homme. La perdrix a dit : « Ne me tue pas, je t'aiderai à attraper les autres perdrix de la forêt. » Quand l'oiseleur a entendu cette offre rusée, il a poussé un profond soupir et a fermé la porte de la cage. Ensuite il s'est dirigé vite vers le coq aux plumes colorées qui se promenait tranquillement dans le jardin. Le coq a crié d'effroi et a demandé : « Je te réveille tôt chaque matin, comment peux-tu me faire cela ? » L'oiseleur a regardé le coq et a répondu : « Parfois tu chantes aussi à minuit et tu m'enlèves le sommeil. »

L'oiseleur n'a pas pardonné à la perdrix, car sa ruse voulait tendre un piège aux siens. Il a pensé que l'amitié d'un être qui vend ses propres amis ne lui servirait jamais. Le vieil homme a puni la perdrix rusée qui trahissait sa race et il en a fait son dîner. Ainsi l'oiseleur a épargné le coq honnête, qui a continué à vivre en sécurité dans le jardin. Depuis ce jour, le coq a pris grand soin de chanter seulement aux bonnes heures. Les rusés qui trahissent leurs propres amis tombent à la fin dans le trou qu'ils ont creusé eux-mêmes. Qui sème le vent récolte la tempête.