Toutes les histoires

L'homme condamné à mort

Niveau C1 · 408 mots

L'homme condamné à mort

Il y a bien longtemps, au bord d'une vieille forêt où coulaient des eaux fraîches, vivait un marchand ambitieux. Pour gagner plus de richesse, cet homme n'hésitait jamais à enfreindre les lois et à tromper les villageois innocents. Mais les filets sombres qu'il avait tissés par cupidité s'emmêlèrent un jour autour de ses propres pieds, et il fut pris par les gardes du palais. Le tribunal de justice formé par les juges décida que cet homme trompeur serait puni en se balançant à la potence. Sur la place de la ville une grande foule s'était rassemblée et attendait avec curiosité ce moment funeste où la peine serait exécutée. Pendant que le bourreau préparait le nœud graissé, l'homme condamné à mort cria en larmes qu'il voulait se réfugier dans la justice du souverain.

Le sage souverain, assis sur son trône enchanteur, entendit le cri désespéré de l'homme et décida de lui accorder un dernier droit à la parole. Le condamné baissa la tête et dit: "Ô mon souverain sublime, ce qui m'a amené à cette potence n'est que ma propre ambition sans fin." Le souverain fronça les sourcils et demanda: "Feins-tu maintenant le repentir pour échapper au châtiment des injustices que tu as commises?" L'homme poussa un profond soupir et continua de parler, en montrant un corbeau noirci qui chantait sur une branche voisine. "Cet or que j'ai amassé pendant des années par la ruse ne m'a pas apporté la paix, au contraire, il m'a entraîné dans cette solitude sans fond", murmura-t-il. "Et maintenant même cet oiseau malheureux croasse au-dessus de ma tête comme s'il se moquait de l'état amer dans lequel je suis tombé", dit-il en pleurant.

Tandis que la foule commençait à chuchoter, l'homme raconta les yeux pleins de larmes comment l'ambition et l'orgueil aveuglent l'esprit humain. Les gens alentour se plongèrent dans un profond silence devant cet aveu sincère et exemplaire. Le souverain pesa avec attention le repentir sincère dans les yeux de l'homme et la profonde sagesse qu'il avait gagnée au seuil de la mort. Il leva aussitôt la peine de mort et donna à l'homme la peine d'aider les pauvres toute sa vie. L'homme, tiré de dessous la potence, se jeta à terre en larmes et rendit grâce parce que sa vie avait été épargnée. À partir de ce jour il vécut comme un artisan honnête et raconta à tous la vertu de la droiture. L'être humain ne peut atteindre la vraie paix sans comprendre le prix des fautes qu'il a commises et sans accepter son erreur. Qui sème le vent récolte la tempête.